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Immonde

Les immondices de ma pensée...

La séduction pour les nulles – 2 : la suite du début… | 30 mai 2007

J'espère, bien chère élève, que tu as bien fait tes travaux pratiques et enclenché des tas de conversations impromptues avec de mignons passants... Si ce n'est pas le cas, je t'enjoins VRAIMENT à le faire car si tu n'es pas totalement à l'aise dans cet exercice simple, je te vois mal réussir dans les étapes suivantes. L'un de nos buts principaux est de bâtir cette confiance en soi absolument indispensable pour devenir une (ou un...) séductrice sans frontières. Or la confiance en soi, eh bien cela ne tombe pas du ciel, ça vient de la pratique, de l'expérimentation.

Confiance en soi, donc, mais aussi estime de soi, c'est un cliché qu'on ne répètera jamais assez : ne compte pas obtenir l'estime des autres si tu ne t'estimes pas toi-même. Maintenant, attention à l'illusion de self-esteem (communément appelée « grosse tête ») : beaucoup de crétin(e)s se mettent sur un piédestal très élevé sous prétexte qu'ils réussissent tout ce qu'ils entreprennent (du moins dans leur perception). Ils disent « détester l'échec » et vivent shootés par un leitmotiv : « I am a winner ». Le problème de ce type de personne c'est que lorsqu'elles se plantent, la chute est extrêmement douloureuse, on en voit des exemples innombrables parmi des sportifs de très haut niveau.

La réelle estime de soi est indissociable de la capacité à digérer l'échec en sachant en analyser les raisons objectives pour corriger par la suite. Ainsi les grands dragueurs/dragueuses « irrésistibles » sont comme tout le monde : ils/elles se sont pris des râteaux, en réalité en nombre beaucoup plus important que les gens ordinaires puisqu'ils/elles draguent abondamment. C'est là le grand secret (de polichinelle !)...

Voici donc le premier des commandements en matière de séduction : « Des râteaux tu te prendras ! » Si tu n'es pas prête à l'accepter, ma lectrice chérie, j'ai la douleur de te dire que tu ne seras JAMAIS une séductrice. TOUTEFOIS... Il ne faut pas non plus en faire une habitude... C'est clair. Si tu ne réussis jamais, ton estime de toi-même sera peau de chagrin. L'harmonie est dans l'équilibre.

Je vais maintenant te servir un autre lieu commun : Séductrice c'est avant tout un état d'esprit. Les gens s'étonnent beaucoup que nombreuses soient les femmes très attirantes physiquement, plutôt intelligentes, avec une bonne situation et pourtant dont la vie sentimentale est désertique. Il y a à cela deux raisons principales :

- les hommes les perçoivent souvent comme inaccessibles donc ne tentent pas leur chance avec elles ;

- elles n'ont pas l'état d'esprit de la séductrice parce qu'elles confondent « être séduisante » et « être une séductrice ».

Or, « Etre séduisante » est un état passif, autrement dit, un état dont l'évolution dépend exclusivement d'événements externes au contrôle du la personne en question. Une femme séduisante a certes beaucoup d'atouts pour faire une bonne séductrice, mais à une condition : qu'elle oublie qu'elle est séduisante.

D'ailleurs, il y a une règle générale : pour bien draguer il faut savoir prendre beaucoup de distance sur soi-même, pour s'orienter totalement vers l'autre (la cible). Cela nous mène tout droit vers les aspects plus pratiques de ce billet, assez de bla-bla théorique.

 

Maintenant que tu sais (si tu as bien fait tes travaux pratiques !) comment on aborde quelqu'un que tu connais peu ou pas, nous allons maintenant apprendre à mener une conversation en mode « séduction ».

On compare souvent la drague avec la vente à domicile, tu vois le fameux marchand d'aspirateur ? C'est une comparaison assez pertinente. Quand tu abordes quelqu'un pour le draguer, sache qu'il n'a pas besoin de toi a priori. Tu dois donc mener la conversation dans le but de créer ce besoin. Il y a trois règles à suivre :

  1. Sourire, cela met ton interlocuteur dans une zone de confort, et dans ce monde de renfrognés renfermés sur eux-mêmes, une inconnue qui vient vous aborder avec un beau sourire, c'est un cadeau de la providence. Pas un sourire commercial, hein, un vrai ! Bien détendu, qui vient du fond de ton cœur (oui, oui, oui !).
  2. Regarde-le dans les yeux, comme ça lui aussi ne pourra s'empêcher de te regarder et de constater combien tu es mignonne (si, si, si !).
  3. Ne le stresse pas. Si tu as un débit de parole speedé, apprends à le ralentir. S'il le faut entraîne toi en parlant toute seule et en t'enregistrant.

L'idée de ces trois règles, c'est d'instaurer un climat apaisant qui contribuera grandement à abattre les défenses de ta cible. Il doit être dans un état de réceptivité maximale à tes messages.

Maintenant que dire ? Ca c'est la question à un million de dollars. Franchement, je ne crois pas qu'il y ait de réponse miracle. Le principe c'est de susciter un dialogue, donc le faire parler. En général, la manière la plus simple de faire parler les gens c'est de leur poser des questions. En l'occurrence, pose des questions sur lui, cela te permet de le connaître mieux et montre que tu t'intéresses à lui. Tiens, le deuxième commandement de la bible des séducteurs : « Aux autres tu t'intéresseras. » Pas un intérêt feint, un réel intérêt. Cela aussi fait partie de la « séduction-attitude », de l'état d'esprit. Tes questions doivent être relativement neutres au départ, anodines.

C'est ici que ton accroche initiale trouve toute son importance. Reprenons mon exemple de la leçon 1 : mettons que tu lui as demandé où est-ce qu'on peut trouver un aussi beau blouson que celui qu'il a sur le dos. Cela te permet d'embrayer sur un sujet où il sera plus ou moins à l'aise : la mode masculine. C'est relativement inoffensif (abstiens toi, toutefois, de parler de ce que tu détestes car il se pourrait que lui aime et ça la foutrait mal). C'est juste un exemple, hein. Le plan c'est d'avoir un sujet qui peut susciter une conversation de 5 minutes, sans risque de gros impair et de faire progressivement glisser vers quelque chose de personnel.

Il y a quatre messages importants qui doivent passer chez ta cible, de manière explicite ou non :

  1. Je m'intéresse à toi (sous entendu : « tu me plais »).
  2. Il y a de bonnes raisons de s'intéresser à moi (sous-entendu : « T'as pas compris ? Tu ne vois pas que je te plais, patate ?! »).
  3. J'ai envie qu'on se revoie.
  4. Tu as envie qu'on se revoie.

En tant que femme tu as une sacrée chance : si tu as affaire à un gars dégourdi, et que tu réussis raisonnablement à lui plaire, il va vite prendre les bonnes initiatives pour t'éviter la phase délicate, qui est de conclure en demandant un numéro de téléphone, ou bien à se revoir (ce qui revient à se passer les numéros de téléphone).

Mais il y a des gars pas dégourdis... On en reparlera à la leçon suivante.

Publié par Immonde_entier à 13:10:09 dans La séduction pour les nulles | Commentaires (11) |

Sublimes salopes (épisode 4 / jeux violents) | 29 mai 2007

A. fut donc ma toute première salope, celle qui, en somme, me permit de découvrir que ça existe, des femmes qui n'ont aucun état d'âme pour assouvir leurs désirs charnels avec qui bon leur semble, quand bon leur semble. Mes relations avec elle ont duré quelques années, et je reviendrai sans doute dessus dans des billets prochains.

Elle ouvrit une série, allez, non pas longue, mais tout de même, d'une huitaine de surprenantes et estimables personnes du genre féminin.

D'une manière générale, toutefois, les salopes ont un travers qui peut être irritant, parfois même épuisant, c'est leur forte propension à jouer à des jeux mentaux. Elles sont, sans conteste, passablement dominatrices par nature, d'une manière mesurée toutefois ; mais surtout elles se nourrissent de la tension psychologique qui a sur elles un effet aphrodisiaque assez évident.

 

Le jeu d'échecs, un peu comme tous les jeux de stratégie à un contre un, est un jeu violent. Symbolique, certes, mais définitivement violent. Au delà du sens tactique et des connaissances théoriques, la capacité à troubler l'adversaire joue beaucoup sur la victoire finale. Vous ne le croirez peut-être pas mais j'en sais qui usent de subterfuges carrément immondes...

Tout cela pour dire que dans le temps, à peu près à la même époque que ma découverte de la face cachée d'A., comme j'étais célibataire et que mes soirées étaient quelque peu désœuvrées, j'avais décidé de m'inscrire dans un club d'échecs où je faisais régulièrement un tour après le bureau. Les membres en étaient majoritairement des gamins, enfin, des adolescents et nous n'étions qu'une poignée d'adultes à nous faire régulièrement massacrer par ces lycéens « échémanes ».

Pour une raison que je m'explique mal, les nanas sont rares à priser le jeu d'échecs. Dans notre club, sur plus de deux cents membres, elles ne se comptaient que sur les doigts d'une main, et encore, seule une était régulière.

Elle s'appelait Kwan, 19 ans, fille d'un restaurateur chinois assez réputé, gosse de riches donc et qui, pour cette raison, autant que du fait de son genre et de son origine, n'était visiblement pas unanimement appréciée par la communauté d'ados boutonneux. Seul un petit nombre acceptait sans faire la grimace de jouer contre elle.

De mon coté, comme j'étais peu entraîné, je n'étais pas un adversaire bien excitant pour ces accros, un peu trop facile à battre, surtout qu'à 90% ils jouaient des blitz (parties très courtes) de 2x5 minutes, et là j'étais vraiment à la ramasse.

Ainsi, Kwan devint vite une adversaire régulière, contre qui je prenais plus souvent de raclées que je n'en donnais. Pour les connaisseurs, elle m'initia aux joies de la défense Pirc, dont elle était une inconditionnelle lorsque avec les blancs j'ouvrais en d4.

Ouvrir en d4 est, normalement, une manière d'entrer dans une partie relativement paisible, or la défense Pirc peut permettre aux noirs d'attirer les blancs dans une partie d'une assez grande violence et à double tranchant.

Kwan s'avérait être une violente... Ce qui transparaissait assez bien dans son apparence physique. Pour une asiatique, elle est grande, dans les 1,70 m, de la carrure mais sans excès, et un visage d'ange assez rond mais qui prenait une expression de sardonique jubilation lorsque, sur l'échiquier, je me trouvais en difficulté. Je détestais cette expression exaspérante qui rajoutait des émotions négatives à la pression du jeu... Mes vindicatives envies de revanche faisaient que je recherchais toute occasion de jouer contre elle.

 

(à suivre)

Publié par Immonde_entier à 13:00:07 dans Sublimes salopes | Commentaires (5) |

Soyons bien cons : votons à droite | 28 mai 2007

Cette grosse merde de GW Bush compte mettre son veto à un projet de résolution du G8 portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre...

Quand je vois ça, franchement, je me dis que les gens de droite, notamment néo-conservateurs - désolé - mais il leur manque une case.

Certes, nul ne peut affirmer à 100% que le réchauffement climatique provient de l'activité humaine. Mais le problème n'est pas là : d'abord s'il y a une probabilité ne fut-elle que de 10% que des choses que nous faisons risquent de nous conduire à un vaste désastre, il me semble évident qu'il faut changer d'habitudes. Ensuite les émissions de CO2 ont d'autres impacts clairement établis sur la santé publique par exemple. Cela fait donc au moins deux raisons intelligentes de chercher à freiner tout ça...

Mais, non, rien ne doit faire obstacle à la marche glorieuse du capitalisme effréné.

Z'avez pas peur vous ?

Publié par Immonde_entier à 13:00:11 dans Immonde | Commentaires (1) |

La séduction pour les nulles – 1 : les tous débuts | 28 mai 2007

Comme ma témérité est sans limites, je vais aujourd'hui commencer à traiter un sujet particulièrement casse-gueule : Comment draguer les garçons sans passer pour une pouf ?

Je dis que c'est casse-gueule parce que c'est un sujet moult fois traité par 1.000.001 spécialistes du genre dans les magazines féminins et sur, heu, machin-là, Internet. Le souci c'est que je trouve souvent ces guides plus ou moins pratiques de la « séduction au féminin » terriblement banaux et, en fait, pas vraiment pratiques, précisément. Du coup, j'observe que les nanas qui s'y essaient (ce qui est déjà une toute petite minorité) sont à 90% lamentables en drague. Comme j'ai un grand cœur, je vais m'efforcer de vous apporter un petit peu plus d'information sur ce sujet brûlant.

Alors, Mademoiselle (ou Madame, hum, hum !) le premier truc que tu liras partout où on parle de drague, à l'usage des deux sexes, c'est que pour draguer efficacement, il faut avoir de l'aplomb et de la confiance en soi. Bon. Quand on t'a dit ça, t'es bien avancée, c'est d'une évidence transcendantale, « avoir de la confiance en soi ». Certes, mais encore ?

En fait, le point-clé de la drague réside dans l'amorce du contact, pas besoin d'avoir fait l'ENA pour comprendre cela. Or nous tous, autant que nous sommes, craignons une chose par-dessus tout : celle d'être ridicule. J'en connais beaucoup qui, même pour 100.000,00 € refuseraient de chanter du Chantal Goya en barboteuse vert fluo sous un chapiteau au Champ de Mars devant les caméras de TF1. C'est pour cette raison, la crainte du ridicule, que l'homo sapiens, en majorité, n'ose pas nouer une conversation avec des inconnus.

Là-dessus, tu as des hurluberlus qui suggèrent d'utiliser des « phrases d'accroche » censées fonctionner universellement : montrer que tu as de l'originalité et de l'humour. Le souci, c'est que ces phrases d'accroches miraculeuses, sont tout sauf originales et ne font rire que leur prescripteur (à la pensée du flop que connaîtra le/la malencontreux/se qui s'aventurera à l'utiliser...). La phrase d'accroche stéréotypée est le meilleur moyen de te rendre ridicule, surtout si le gars la connaît déjà.

Néanmoins, il faudra bien que tu lui dises quelque chose au monsieur, si tu veux ouvrir une conversation... Alors, bien-aimée lectrice, je t'offre ici un truc qui vaut ce qu'il vaut (c'est-à-dire de l'or) : demande-lui un service, au bel inconnu !

« Hein ? » Je t'entends protester, « Je le connais ni d'Eve ni d'Adam et je lui demande un service ? Mais il est givré ce vieil Immonde ! Ca ne se fait pas ! » Ben si, justement, ça se fait, c'est même la meilleure tactique possible pour monopoliser l'attention de ta cible pour un bon moment, ce qui est PRI-MOR-DIAL. Bon, bien sûr, tu ne vas pas lui demander de porter ton sac à provisions de 43 kg. D'ailleurs, évite de draguer quand tu as ton sac à provisions : d'une part le contenu risque d'en révéler un peu trop sur toi, et d'autre part, cela pourrait par la suite t'occasionner des difficultés pratiques au plan logistique. Non, en fait demande-lui un service simple, qu'il pourra te rendre sans effort aucun. Tu le valorises et son ego boursouflé de male s'en trouvera fort aise.

Exemple : « Bonjour ! Votre (blouson/chemise/cravate/collier de perles/rouge à lèvres) est superbe, j'aimerais offrir le même à (mon frère/mon papa/mon fils/mon mari [hum ! hum !]), où que je peux trouver un effet vestimentaire aussi incroyablement adorable ? »

Tu vois, ça, c'est de l'accroche extrêmement judicieuse :

  1. Tu le flattes sur ses goûts vestimentaires, et l'homme, qui est une femme comme les autres, aime bien qu'on le flatte ;
  2. Tu le mets en situation de te rendre un service, ce qui va le valoriser ;
  3. Et SURTOUT, tu le mets dans une position où il ne peut pas éviter la conversation et peut-être plus.

Elle est pas belle la vie ? Bon on arrête là pour aujourd'hui. Pour tes travaux pratiques, je t'enjoins à adapter cette technique selon tes goûts et à commencer à l'utiliser pour provoquer des conversations avec de beaux messieurs partout où c'est possible : dans la rue, dans les transports en commun, dans les magasins, à la cantine, à l'université, enfin où tu veux, et tu m'en diras des nouvelles...

Publié par Immonde_entier à 06:11:14 dans La séduction pour les nulles | Commentaires (20) |

Sublimes salopes (épisode 3 / embrasement) | 25 mai 2007

La salope a un trait de caractère crucial sans lequel elle ne serait pas une salope : elle aime inconditionnellement le sexe, et cette prédilection est sans concession ni limites. Non pas que la salope jouisse plus ou plus facilement que n'importe quelle autre femme, mais elle a une grande aptitude à savourer à l'extrême l'instant érotique. Ce n'est pas forcément physique (encore qu'en général, cela joue un rôle primordial), il s'agit plutôt d'une conceptualisation, voire une spiritualisation (que voila un bien grand mot) du plaisir de partager une fête sexuelle avec l'élu du moment.

A cet égard, la salope développe un impressionnant savoir-faire dans l'œuvre de provoquer le plaisir tant de son partenaire que d'elle-même : avec elle, tout semble tellement facile, naturel, la connexion est instantanée et particulièrement durable. Tout ce savoir faire a pour effet de rendre ses partenaires complètement gagas. Là réside tout le drame d'une salope : ses amants ont la fâcheuse tendance de tomber éperdument amoureux d'elle alors qu'elle n'a aucune volonté de s'attacher « sérieusement ». Elle a une faculté sans faille de détachement qui déroute les hommes, pour qui ces moments d'ultime intimité, de totale connexion ne saurait signifier autre chose que « Elle en pince grave pour ma pomme ! ». Erreur, profonde erreur. La salope est un zappeuse sans états d'âme ; elle est cynique (parfois sans même en avoir conscience) ; elle est passablement égocentrée, mais pas égocentrique : elle sait tout à fait être généreuse.

Une heure et demie du matin, c'était l'heure où l'ambiance et la fréquentation du Butterfly prenaient des proportions paroxysmiques. Sur la piste de danse, trouver un endroit pour mettre un pied relève presque de l'exploit. La foule anonyme de corps moites qui s'entrechoquent allègrement communie dans la transe absurde du Vendredi soir. La femme de mon meilleur pote vient de déposer un baiser sur ma bouche et je me sens à l'étroit tant dans le confinement de la boite de nuit que dans mon pantalon.

C'était l'heure où ma pensée était prise dans un « endless loop » (je préfère à « boucle sans fin ») sur les thèmes « Ça va où tout ça ? » et « J'ai envie d'elle ! ». Les seins d'A. semblaient vouloir s'enfoncer dans mes poumons et son bassin pris dans un champ magnétique émanant du mien.

La main d'A. vint se poser à l'arrière de ma tête et je l'entendis me chuchoter à l'oreille « On y va ? ». La dernière once de lucidité qui me restait m'évita de justesse de répondre bêtement « Où ça ? »...

Dans la voiture, A. m'observait avec amusement. Situation bizarre où c'était elle qui me faisait du rentre-dedans et moi qui me sentais vaguement coupable.

Perfide, elle m'interrogea : « Tes sorties du Vendredi soir se terminent souvent comme ça, n'est ce pas ? » Juste ce qu'il fallait pour me mettre totalement mal à l'aise... J'essayai de donner le change en répondant avec une fausse nonchalance « Ça arrive... » Elle éclata de ce rire inénarrable en se moquant « Oui, toutes les semaines je crois bien... A propos, comment va Lisa ?»

La honte ! Ne jamais raconter ces histoires de cul même aux copains, je le savais déjà, mais vous savez comment on est les mecs, surtout à cet age-là : vantard et compagnie. Mais c'est vrai quoi ! Qu'est-ce qu'ils ont ces couples unis à tout se raconter des confidences qu'ils reçoivent ? En me rappelant que j'avais raconté l'épisode Lisa avec force détails à C., j'avais des sueurs froides en me demandant jusqu'où cet idiot avait été dans l'indiscrétion...

- Bah j'sais pas, cela fait un moment que je l'ai pas vue...

- Je trouve que vous iriez très bien ensemble...

Non, mais de quoi je me mêle ...

- Ah ? Bof, bof... elle est un peu ennuyeuse Lisa...

A. se marre...

- Tu n'es pas bien gentil avec tes conquêtes, dis-moi...
- C'est pas méchant ce que je dis là. Elle est gentille, sympa et tout, mais ennuyeuse. Et puis je ne suis pas vraiment preneur pour des histoires sérieuses, en ce moment.
- Je sais...

Nous arrivions dans mon quartier. « Chez moi, n'est-ce pas ? » m'assurai-je.

- Tu me fais découcher ?

- Disons ça comme ça...

- OK...

A cette époque où, comme l'avait sournoisement rappelé A., je multipliais les aventures, je mettais un soin particulier à mon intérieur. J'étais pratiquement une nana sur ce plan là et ma jubilation était quasi-orgasmique quand mes « conquêtes » se fendaient d'un « C'est joli chez toi. » Le problème, c'est que beaucoup montraient des velléités de s'attacher, et je soupçonnais hautement que c'étaient à l'appartement et non à son occupant. A. ne dérogea pas à la règle : « Wouah ! C'est super ici, je crois que je reviendrai souvent... » J'admirai sa démarche conquérante alors qu'elle allait s'affaler dans le canapé.

- Je suis sure que tu me juges sévèrement... Dit-elle.

- Non je ne juge pas. Je suis juste, heu, dérouté, disons. Ce n'est pas ordinaire comme situation.

- Non ? Pourtant tu en amènes souvent des filles, ici...

- Oui mais pas les femmes de mes amis...

- Ca change quelque chose ?

- Ben, oui... Je crois... Pas toi ?

A. jouait. Elle savait mon malaise, et visiblement ça la stimulait. Elle ôta ses escarpins et s'assit en tailleur. J'allai m'installer à ces cotés. Je n'étais vraiment pas à mon aise, partagé entre l'envie de lui sauter dessus et la gêne que toute cette histoire m'inspirait. Je la regardai, la trouvai incroyablement belle, étrangement, cela ne m'avait jamais sauté aux yeux. Elle se tourna vers moi, son visage avait une expression ensorcelante, un demi-sourire et un regard inquisiteur, que j'avais toutes les peines du monde à soutenir, ce qui me décida à l'embrasser.

Sa réaction fut volcanique, un déchaînement de passion comme j'en ai rarement fait l'expérience. Or, vous le savez sûrement, ce genre de truc est hautement contagieux. Mes mains partirent à l'exploration de son corps comme si elle était la première femme que je touchais. Nos dents s'entrechoquaient dans un concert de halètements tandis qu'elle m'étreignait avec force et détermination. Alors que j'amorçai le geste de la dépouiller de sa robe, elle m'arrêta d'un péremptoire « attends ». Elle se redressa et entreprit en quelques gestes bien assurés de m'extraire le chauve à col roulé à l'air libre. Elle se jeta dessus sans autre forme de procès et me prodigua une fellation venue d'un autre univers...

Elle avait un savoir-faire diabolique, contre lequel toute résistance était inutile. En quelques petites minutes, j'explosai piteusement dans sa bouche, ce qui ne sembla pas la contrarier outre mesure. Au contraire, en se redressant, elle se paya le luxe de me montrer avec quelle satisfaction elle déglutissait le fruit de ses efforts. Puis elle me demanda avec une certaine effronterie : « Tu as aimé ? ». Le souffle encore coupé, j'acquiesçai de la tête. « Tu t'occupes de moi ? » C'était plus une injonction qu'une question... Je me fis un honneur de lui rendre l'hommage oral. Elle ondulait en haletant sans retenue. « Ouh ! Mais c'est qu'il va me faire jouir ! » Déclara-t-elle, avant de s'abandonner à un expansif orgasme.

Elle reprit très vite ses esprits, se débarrassa de sa robe et me dépiauta. Elle me fit allonger sur le tapis, me chevaucha, empoigna mon membre et le guida en elle. Je vais vous dire, ce moment où l'on pénètre une femme (ou, pour une femme, où l'on se fait pénétrer par un homme) pour la première fois, je me dis souvent que c'est pour cet instant qu'on est venu au monde. Franchement, je suis incapable de comprendre ceux pour qui le cul est un truc secondaire... C'est le sens de la vie, bordel !

Comme j'assistai à ce spectacle d'A. en train de me baiser avec conviction, ses jolis seins en poire se balançant au dessus de moi, sa bouche laissant s'échapper quelques onomatopées de bon aloi, je me disais in petto que la vie valait la peine d'être vécue malgré les drames de la famine en Afrique, la guerre sans fin au Proche-orient et le capitalisme qui corrompt l'humanité.

La nuit fut longue. Je ne dirais pas que tout le kamasoutra y est passé mais on ne devait pas en être loin. A. m'octroya jusqu'au privilège de m'égarer dans son « entrée des artistes » où je m'épanchai pour une cinquième fois de la nuit, avant que nous nous effondrâmes dans un sommeil de plomb.

Le samedi était déjà passablement avancé, lorsque je fus réveillé par le poids du corps d'A. sur le mien. Elle me tournait le dos, accroupie, son entrejambe se frottant contre mes attributs virils, ce qui ne tarda pas à me donner rapidement une consistance propre à une nouvelle séance torride.

Après m'avoir ainsi de nouveau subtilisé quelques centimètres cubes de sperme, elle se leva, déposa un léger baiser sur mes lèvres et me dit simplement « Je file. »

- Ben attends, je vais te ramener.
- Non, non ! je vais marcher, c'est tout près et ça me fera du bien. Et puis il fait jour, tu n'as pas envie qu'on nous voie ensemble... Ne bouge pas, je connais le chemin.

Plus tard, quand je me levai enfin, je vis sur la table basse... sa culotte et un petit mot : « C'est sympa chez toi, je reviendrai ! »

(à suivre)

Publié par Immonde_entier à 11:45:00 dans Sublimes salopes | Commentaires (15) |

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